Depuis 1925

Historique

De la fondation de l'Aïkido par Morihei Ueshiba à la lignée qui perpétue son enseignement aujourd'hui à l'Aïkikaï Hombu Dojo de Tokyo.

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« Si tu vaincs un ennemi, il sera toujours ton ennemi. Si tu convaincs un ennemi, il deviendra ton ami. »
Morihei Ueshiba

Le fondateur

Morihei Ueshiba Senseï

Enfant de constitution fragile, Morihei Ueshiba se forge un corps et un esprit à travers des décennies de pratique martiale et de recherche spirituelle, jusqu'à faire naître, en 1925, un art qui ne cherche plus à vaincre mais à réconcilier.

1883

Naissance, le 14 décembre. Enfant nerveux et souvent malade, il est encouragé par ses parents à pratiquer le sumo et la natation pour équilibrer son tempérament.

Vers 1903

À vingt ans, il part étudier à Tokyo les techniques anciennes de Ju-Jitsu de l'école Kito auprès de Maître Tozawa, tout en pratiquant le Ken-Jutsu à l'école Shinkage. Il rejoint ensuite l'armée, où il excelle notamment au combat à la baïonnette.

1915

Rencontre décisive avec Sokaku Takeda, maître de l'école Daïto, qui lui transmet des techniques tenues secrètes. Ueshiba ouvre un dojo et l'accueille chez lui.

1919–1920

Il rencontre le maître spirituel Wanisaburo Deguchi. À la mort de son père, il s'installe au temple Omoto-kyo d'Ayabe pour approfondir sa quête intérieure, convaincu que sa force physique reste fragile sans assise spirituelle.

1924

Il part en Mongolie avec Deguchi dans une tentative pacifiste de fonder un « royaume de la paix ». L'expédition échoue : ils sont faits prisonniers plusieurs mois par l'armée chinoise.

1925

De retour au Japon, il comprend que le véritable Budo ne consiste pas à vaincre par la force, mais à préserver la paix et permettre l'épanouissement de chacun. C'est de ces rencontres que naît l'Aïkido.

1926–1931

Sa réputation grandit ; d'éminents budoka et personnalités lui rendent visite. Il s'installe à Wakamatsu-cho, à Tokyo, dans un nouveau dojo : le Kobukan.

Années de guerre

Il se retire à Iwama, à 120 km de Tokyo, là où se trouve aujourd'hui le sanctuaire de l'Aïkido, l'Aïki Jinja.

1946–1948

L'occupation américaine interdit les arts martiaux ; le dojo de Tokyo ferme puis rouvre sous le nom d'Aïkikaï — l'Aïkido est le premier art martial autorisé à reprendre, en raison de sa vocation pacifiste.

Années 1950–1960

Ueshiba confie peu à peu l'enseignement à ses meilleurs élèves et à son fils Kisshomaru, qui devient en 1967 directeur général de la Fondation Aïkikaï.

26 avril 1969

Mort du fondateur. L'Aïkido est alors déjà pratiqué par des centaines de milliers de personnes sur les cinq continents.

La lignée Aïkikaï

Trois générations, une même voie

Morihei Ueshiba, fondateur de l'Aïkido

Fondateur

Morihei Ueshiba

1883 – 1969

O Senseï, « le grand maître ». Fondateur de l'Aïkido en 1925, il consacre sa vie à transformer un art de combat en une voie de réconciliation, transmise aujourd'hui dans le monde entier.

Kisshomaru Ueshiba, second Doshu de l'Aïkido

2ᵉ Doshu

Kisshomaru Ueshiba

Doshu de 1969 à 1999

Fils du fondateur, il commence l'Aïkido à ses côtés dès 1937. Il sauve le dojo de Shinjuku des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, puis structure l'organisation Aïkikaï et fonde l'Aïkikaï Hombu Dojo en 1967.

Moriteru Ueshiba, troisième Doshu de l'Aïkido

3ᵉ Doshu

Moriteru Ueshiba

Né en 1951 · Doshu depuis 1999

Petit-fils du fondateur, il dirige l'Aïkikaï Hombu Dojo depuis 1996 et devient Doshu au décès de son père. Il anime chaque année des stages sur les cinq continents et remet les grades lors des cérémonies du nouvel an.